Achat de votes : corruption ou stratégie politique?

La logique du système démocratique repose notamment sur des valeurs. Donc, mis à part le multipartisme comme élément d’identification de la démocratie, la compétition électorale libre et égalitaire revêt une importance majeure pour la gestion pacifique des tensions et des conflits pouvant naître du contraste entre les composantes sociétales qui se distinguent en vertu de leurs intérêts.

À vrai dire, l’élection caractérise un droit sacré, indispensable en sorte que chacun puisse partager une parcelle de pouvoir en vue d’engendrer la légitimité.

En dépit de la sacralisation du vote, les pratiques d’influence de nature différente ne cessent de s’intensifier dans l’unique but d’accaparer le pouvoir. L’acteur politique, par sa vertu, utilise des moyens suscitant réellement une pomme de discorde en période électorale.

En clair, l’achat de votes, au-delà de toutes pratiques, fait toujours l’objet de controverse. Pour certains, il est un moyen intense, efficace pour accéder facilement au pouvoir, surtout dans les sociétés à faiblesse économique; d’autre part, l’achat de votes est qualifié catégoriquement de corruption électorale. Alors, en quoi consiste le bien-fondé de ces jugements?

Ayant lieu pendant la campagne, durant les joutes électorales, l’achat de votes se révèle un type très commun d’infraction. À coup sûr, cette pratique permet aux acteurs de saisir conditionnellement les votes de plus d’un. Véritablement, par l’offre ou le don; de biens, d’argent, de privilèges; ce sont entre autres les outils facilitant à des électeurs ou communauté de négocier sur leur crédibilité de vote.

Souvent qualifié de corruption électorale, l’achat de votes ne se placarde pas pour autant dans la liste des incitations maussades en période de campagne. Ce cas ne s’installe pas comme une accoutumance en Haïti tout simplement.

Vu d’ailleurs, il est à noter que la moitié des Indonésiens font de leurs votes un objet d’échange à but lucratif.

Vrai de vrai, ce genre de constat n’est pas coincé; au Liban, au regard de cette même pratique, un professeur à l’Université Libanaise eût à souligner que : “L’argent est un facteur très important au Liban car, l’Etat de droit n’existe pas. ” Ce qui implique que l’achat de votes, en ne faisant pas abstraction à la hiérarchie des normes, il se révèle, au juste, un cancer; cela va sans dire.

Malgré la mise en oeuvre de cette pratique désastreuse vis-à-vis de la démocratie, la conception d’une myriade d’acteurs politiques justifie dans une certaine mesure que l’achat de votes demeure une stratégie politique efficace dans l’assurance de gagner plus de votes; mais, rationnellement, au même titre que certains analystes, on peut relater clairement que cet acte rentre dans le cadre d’un poison violent contre la crédibilité du vote et entrave également la liberté dans les processus électoraux.

Ainsi faut-il ajouter que, mis à part toutes les idées contraires, 《 l’achat de votes 》, par rapport à la moralité ou la sincérité du vote, reflète une inquiétude pour la vitalité de la démocratie.

James-Kenley Jean-Baptiste
Jeune conférencier (Club 7)
roikenley@gmail.com

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