Un jeune étudiant demande à Mirlande Manigat de sortir de son silence!

Politique : un jeune s’oppose au silence de Mme Mirlande MANIGAT

LETTRE OUVERTE À Mme Mirlande MANIGAT

Chère concitoyenne,

Loin du silence, je vous écris. À coup sûr, c’est un acte provenant d’un jeune circonspect qui partage sensiblement l’avis de Michelle Bachelet, l’ancienne Présidente du Chili, ayant eu à dire que la politique gagne en qualité quand il y a des femmes.

Mme Mirlande MANIGAT, vous étiez Sénatrice et première Dame de la République en 1988, cela sous-entend qu’au delà de votre parcours académique ou professionnel, vous êtes une icône pour cette jeunesse grandissante rêvant à l’instar de vous, une Haïti nouvelle.

Je comprends bien qu’en politique, parfois, le silence est réellement significatif. En clair, beaucoup d’hommes et de femmes politiques l’ont ouvertement observé; Mahâtmâ Gandhi, en 1926 a pratiqué un an de silence politique et de nouveau en 1946. Donc, cette décision politique n’est pas innocente ou naïve. Mais, Chère concitoyenne, par rapport à l’état lamentable de notre État, je trouve sincèrement inadéquat votre silence.

Mme Mirlande MANIGAT, des questionnements me parviennent au juste, pour la justification de votre silence se révélant inapproprié.

Chère Concitoyenne, n’êtes-vous pas au courant que la violence à l’encontre des femmes est au goût du jour et qu’elle devienne une pandémie se propageant dans tous les coins du pays?

N’êtes-vous pas au courant que le potentiel de la jeunesse haïtienne est en train d`être gaspillé? Pas d’orientation, pas d’intégration, pas d’espoir…

N’êtes-vous pas au courant, Mme Mirlande, que les femmes ne participent vraiment pas à la construction démocratique en Haïti? À proprement parler, il y a très peu de femmes au parlement, dans la 50ème législature. C’est rocambolesque!

N’êtes-vous pas au courant de la situation grabataire, pénible de nos hôpitaux sans hospitalité? À vrai dire, ça nous est clairement une balafre; on est tous sur le qui-vive…

Madame Mirlande MANIGAT, indubitablement, mon furtif regard sur Haïti me révèle plus de maux, je me réserve de mots.

Alors, je suis convaincu qu’en tant que citoyenne, fille d’un officier de l’armée haïtienne, issue notamment de la classe moyenne, vous êtes tenue de continuer à vous faire encore un porte-voix au profit du bas peuple qui croupit dans la misère.

En fait, la jeunesse haïtienne réclame encore votre vitalité et votre apport en sorte qu’on puisse assurer unanimement l’émergence d’une Haïti prospère et respectée.
À bien attendre vos positions fermes, ainsi dois-je dire 《argumentum ad verecundiam》

Salutations patriotiques!

James-Kenley Jean-Baptiste,
Étudiant en sces politiques et philosophie, IERAH/UEH
Courriel: roikenley@gmail.com

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