Lettre ouverte aux jeunes filles haïtiennes! par Shervens JOSEPH

Société/désespoir : un jeune homme interpelle les jeunes filles haïtiennes

Chères filles, c’est avec un cœur rempli d’amertume que je tiens cette plume pour vous adresser cette lettre. Avant d’aller plus loin, comment allez-vous? Comment sont vos activités? Dans quel état est votre conscience? De mon côté, tout va bien.
En fait, le but de ma missive est la suivante:
Depuis que j’étais petit, j’avais toujours eu peur de vous aborder tellement je vous croyais précieuses (et vous l’étiez). J’avais souvent des crottes au cœur de vous voir poster avec quelqu’un qui soi-disant est votre copain, ou quelqu’un qui vous fait la cour. Votre façon de raisonner impressionnait plus d’un. Vous avez été charmantes, ce qui rendait les jeunes gens fous à traîner à vos pieds. Vous étiez conscientes de votre exception par rapport aux autres créatures; une fleur qui n’est jamais fanée, voilà votre perception de vous-même dans le temps. Vos études étaient votre priorité; arriver au sommet, c’était votre limite. Sans doute, vous vous demandez comment j’ai fait pour connaître toutes ces choses de vous. Ne vous cassez pas la tête! Il fût un temps, vous étiez ma seule préoccupation; pas dans le sens péjoratif, bien sûr.

Mes chères, vous avez été extraordinaires. Mais, je ne vous comprends pas ces derniers temps. Comme si je constate que tout a changé : vous êtes sur le point de perdre votre vraie nature; vous réduisez l’être exceptionnel que vous êtes en de simples objets; vous multipliez votre vie par 3, 5, jusqu’à 10 pour mieux exploiter, non pas à bon escient, la silhouette excitante que vous avez.Qu’est-ce qui se passe? Qu’est-ce qui vous prend finalement?

Chères filles, vous ne pouvez imaginer l’angoisse dans laquelle je me suis plongé de vous voir livrer votre corps en échange de quelques sous. Comprenez-vous bien ce que vous représentez aux yeux du monde? Surtout quand votre niveau d’intellectualisme est élevé. Je peux comprendre que certaines expériences surviennent à partir de quelques nécessités; je ne peux vous stigmatiser pour ça. Cependant, je tiens à vous dire, sans réserve, que vous êtes les déesses du monde réel. Si vous vous rendiez rares comme les anges, les hommes vous chercheraient dans les eaux, les arbres, les églises, dans la nature en général. Et je le dis en toute sincérité.

En cet instant, je vous prie, mes chères filles, de prendre votre vie au sérieux. Armez-vous de connaissances au lieu de récents gentlements écervelés; meublez votre cerveau au lieu d’attendre le transfert de celui qui a du mal à s’occuper de lui aux USA ou la mort de vos parents pour vous accaparer de leurs comptes en banque ; prenez soin de votre corps, conduisez-le bien; fixez-vous des objectifs valables et placez vos désirs charnels au-dessous de vos rêves. Les lois de la nature interdisent qu’on vous maltraite de quelque façon que ce soit. Vous maltraiter incombe l’homme à d’impardonnables châtiments; pire quand c’est vous qui le faites.
Cette lettre de mots clairs que vous êtes en train de lire doit vous interpeller toutes. Vous devez porter l’amour dans votre coeur pour votre famille, vos amis, vos voisins… Pas uniquement pour votre âme-sœur que vous croyez aimer. Evitez de vous laisser enjoliver salement par les discours manipalutoires des gentlements qui croient posséder toutes les richesses du monde juste pour conquérir le coeur sacré que vous avez. Si vous connaissiez votre valeur, chères filles, on vous prierait comme Marie dans les églises catholiques. La seule différence qui existe entre vous et Marie, c’est qu’elle a enfanté un homme tout fait: Jésus; quant à vous, vous enfanterez quelqu’un que vous façonnerez vous-même. Voilà une bonne raison pour vous de garder votre dignité.
Arrêtez de croire en l’amour et en des pièces de monnaie; croyez en vous-même et en ce que vous avez comme valeur. Ceux qui s’aiment n’ont jamais besoin de croire en l’amour, mais en eux-même. Soyez des bijoux et non des jouets. Soyez sélectives, perspicaces et intelligentes dans vos choix sentimentaux. Ne laissez personne vous définir pour vous détruire après. La mode des vieux modes et des pratiques corruptives est à la mode. Par contre, si vous pourriez vous abstenir de tout ce qui mettrait aux enchères votre prestige au marché, je serais, moi, personnellement, fier de vous.
Mes chères, je donnerai tout ce que je possède pour que vous partiez à la recherche de votre vraie nature. Vous laisser exploiter par les hommes n’était pas l’objectif du créateur. Vous n’êtes pas des marchandises, arrêtez de vous étaler sur le marché. Votre préciosité est piétinée. Pauvre diable!
Mes chères jeunes filles, porteuses du bonheur dans le monde, déesses du monde réel, aujourd’hui, je fais appel à votre conscience. S’il vous plaît, soyez des FEMMES! Vous êtes trop indispensables!!!

Shervens JOSEPH,
Promoteur de Samba Zélé

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *