“Néophyte!”, Jovenel Moïse, pris par le cou par un étudiant de l’UEH

Quelques mois avant l’organisation du scrutin, si on avait demandé à un haïtien émérite de dresser un jugement conjectural des élections, Jovenel MOÏSE n’aurait pas dû être au premier rang par sa considération. Ce qui apparaîtrait ingénieux et judicieux aux yeux de plus d’un. Parce que nombreux étaient ceux qui s’attendaient que le verdict des urnes cheminerait à l’encontre de ce candidat. Attendant en même temps que les haïtiens vont sanctionner Jovenel par moyen de vote, en réponse aux vastes gabegies causées par son propulseur, en l’occurrence Michel Martelly, dans l’arène politique. Comme pensait l’esprit de cet évangile : la pierre rejetée par les maçons, est devenue la pierre angulaire. C’est ce qu’on est en train de vivre.

En fait, le plus grand générateur de cette débile victoire reste l’opposition haïtienne. Et la plus grande déception s’en va aussi dans cette même direction. On connait une opposition stérile. Elle s’amuse à rejeter le tout, mais sans aucune proposition venant de sa part. Martelly qu’on considérait comme étant l’un des analphabètes politiques, devient par cette victoire un stratège dans l’histoire de la politique haïtienne. Connaissant ce monsieur, veuille à ce qu’il ne se convertisse pas en donneur de leçon, à partir d’aujourd’hui, à tous ceux qui se considèrent comme étant le véritable ténor de la politique du pays. Parce qu’il a su procéder à la concrétisation de ce que René Préval ne pouvait pas effectuer en 2010 avec Jude Célestin.

Par ce définitif résultat, une chose nous est certaine. C’est que le pays arrive à un point où la lassitude extrême de la volonté du peuple touche à son paroxysme. On assiste aujourd’hui le visage d’une population déprimée, fatiguée par les modes de décision. Autrefois, s’il fallait des draps blancs, des décorations même dans les recoins de la capitale pour recevoir un président, aujourd’hui c’est le calme plat. On vient d’avoir un président, sans aucune sensation de fierté populaire. Ce qui est pire dans tout cela: le citoyen qui vient de briguer ce poste, détient un résultat faisant croire qu’il est élu dès le premier tour. Il paraît que ce néophyte politique, à savoir Jovenel Moise, soit un mythe et que personne n’oserait le croire dans la cité.

NAPOLÉON Carlens.
Le Philanthrope !
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