“Barrage des trois rivières” : cri d’un Nord-Ouest en péril

Par Kenley Jean-Baptiste Haïti

À la vérité, dans le département du Nord-Ouest, particulièrement à Jean-Rabel, on ne vit pas; on vivote. 98% des habitants au sein de cette commune sont en milieu rural, ce qui implique que l’agriculture est au centre des intérêts de la collectivité.
En dépit de cela, il est à bien souligner que l’agriculture reste et demeure à la merci de la nature. Le paysan, avec son lopin de terre, a du fil à retordre en sorte qu’il puisse véritablement survivre. 90% des terres ne peuvent rien offrir que par le biais d’une pluie en abondance et continuelle. Ce qui fait que le barrage des trois rivières devient présentement le cri de toute la population croupissant amèrement dans la misère.

À l’instar du tronçon de route pouvant relier Carrefour Joffre à Port-de-Paix, le barrage des trois rivières désigne, à la longueur de temps, le souffle qui anime les discours des politiciens ayant toujours besoin de se vedettiser. Ils se servent avec ce defit pour bluffer la population.

Environ 150 000 habitants de la commune rabeloise sont loin du bien-être alors que la commune a la capacité d’offrir à ses propres fils ou au département tout entier de la nourriture afin que la misère ne parvienne pas à battre son plein.

À coup sûr, les trois rivières sont d’une importance majeure; elles peuvent nourrir toute la population du Nord-Ouest, voire d’Haïti toute entière.
Elles sont aptes non seulement à produire de l’énergie, de faciliter la navigation, mais aussi d’irriger toutes les régions communales afin d’accéder à la fertilité ou à la prospérité des terres. Donc, par rapport au rendement incommensurable que ce barrage peut procurer à la collectivité, il convient de relater que l’urgence s’inscrit dans un cadre indélébile en vue d’une autre alternative au profit de cette population se trouvant dans un carcan.

Barrage des trois rivières, à l’instant, c’est le cri des paysans désespérés; c’est le cri des jeunes dont leurs pensées vieillissent; c’est le cri, au juste, d’un Nord-Ouest en péril!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *