Martine-Jovenel, un modèle de couple à imiter

L’inspiration de ce texte vient de loin; loin d’un monde contraire à tout ce qui écrit pour s’exhiber. Au-delà de toute prétention de vision de popularité, mes textes s’inscrivent dans une perspective d’éveiller la conscience d’une jeunesse éperdue qui, sans nul doute, a besoin de se remettre sur la bonne voie. Au milieu d’une société en carence de modèles, manifestement étranglée par de pratiques corruptives, Martine et Jovenel, jeunes modèles, viennent tout juste de laisser des traces pour notre jeunesse.

On s’éternise sur les textes et le comportement de Tony Mix, sans se soucier des modèles qui œuvrent pour une jeunesse formée. À force d’accorder du temps à ce qui n’est pas, on fera disparaître ce qui est. Je prends mes distances de la politique pour ne pas me dénaturer comme certains intellectuels. L’analyse que je vais porter sur la famille Moïse, elle est loin d’être politique; car je doute fort qu’il y ait d’hommes politiques dans mon pays. Le jeune couple-entrepreneur est une marche à suivre pour les jeunes de cette génération.

L’histoire de ce couple révèle d’une importance capitale dans la mesure où les jeunes visent pour de bon le bonheur et l’indépendance. Cette dernière peut être économique, dans la mesure où l’on arrive à subvenir à ses besoins. Elle est également manifestée au niveau de la dignité de la personne qui, selon son savoir-faire, peut ne pas dépendre d’un tiers. Jusqu’ici, les reproches qu’on fait de la famille Moïse sont tolérables. Je ne dis pas que c’est la meilleure famille, mais je la classe parmi les modèles. Leurs conflits conjugaux ne m’intéressent pas. Ce qui est important, depuis leur rencontre jusqu’à nos jours, ils ne cessent d’envoyer des signaux alarmants à la jeunesse haïtienne, en nécessité.

Issue chacun de famille nettement différente, Martine et Jovenel, durant leur parcours à Port-de-paix comme jeunes entrepreneurs, se sont fondus pour former un seul plomb. Il est miraculeux de trouver un couple uni aussi ferme pendant tout ce temps de la même manière que celui-ci. Ils ont commencé à souffrir ensemble de Port-de-paix jusqu’au palais national. Ce ne sont pas des politiques à imiter, mais des jeunes.

Il est aujourd’hui une honte pour les jeunes garçons comme moi de s’adonner à la terre; plus de fierté pour les jeunes filles de fréquenter un jeune cultivateur. Tel n’était pas le cas de Jovenel et Martine. Le jeune agriculteur se retrouvait dans son travail et, sincèrement, le support de sa chère moitié était pour beaucoup. Martine ne voyait pas en Jovenel un simple cultivateur. Mais un homme de rêve, capable de sauvegarder son honneur en dépit de tout. Aujourd’hui, j’exhorte les jeunes à conquérir leur fierté, non pas dans les swaggs, mais dans des projets d’avenir.

La réussite de Jovenel et Martine est un exemple pour les jeunes d’aujourd’hui. Exemple qui nous inculque qu’on n’est pas obligé de se livrer à la politique pour aboutir à ses rêves ou pour concrétiser ses objectifs. J’apprends beaucoup de ces jeunes, et je souhaite que ceux de ma génération fassent autant.

En définitif, j’ai fini par déduire que la politique de mon pays fait oublier le bon côté des gens pour ternir leur image, juste pour de simples intérêts mesquins. Moi, en ma qualité d’étudiant, je mets la politique de côté pour vivre les modèles, car en les suivant, je me construis pour être également un modèle. Ce texte est écrit pour les jeunes de ma génération qui ont grand besoin de bons exemples; c’est ce qui explique sa compréhensibilité et sa lisibilité.

Shervens JOSEPH,
Etudiant en Droit.
Samba Zélé, Jeune génération.
31956413

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