Dans le champ politique haïtien, y a-t-il de la “Manne”?

Par Kenley Jean-Baptiste Haïti

La politique, en Haïti, c’est le maître-mot…
L’autonomie ou l’indépendance institutionnelle ne s’inscrit que dans la virtualité. La politique englobe tout; elle engendre tout; elle est au centre de tout. Ce qui fait qu’on assiste à l’implication intensive et malhonnête sur la scène politique, ne pouvant apporter rien de nouveau réellement.
Le système gouvernemental est centré sur des fortunes; la base même de la prise du pouvoir ou de son exercice est lucrative, à un regard extrême. Donc, la ploutocratie est primée…
Alors, la volonté manifeste de tous ces citoyens sur la scène politique exprime-t-elle l’aspiration d’un changement réel dans le pays?
Dans le champ politique haïtien, n’y a-t-il pas une manne qui attire promptement les acteurs?
Les acteurs sont-ils vraiment en lutte pour l’amélioration des conditions de vie de la population?
Véritablement, l’émergence intensive et volumineuse de nouveaux acteurs sur cette scène unique interpelle le grand public de la république.

Dans le champ politique haïtien, d’après certains critiques, ce n’est pas le changement qui se sert de leitmotiv; mais, c’est plutôt la recherche ou la quête de l’argent facile. Cela peut être bien justifié en vertu du chômage qui bat son plein. L’agronome ne peut rien trouver comme travail, il va faire de la politique; le médecin, l’avocat, l’ingénieur et ainsi de suite. En clair, c’est ce qui a poussé à Duvalier de parler du “mal moral” de l’haïtien. L’appétit pour satisfaire le bas ventre est souvent l’outil véritable qui ramène à la prise du pouvoir.

Étant au courant de la réception en abondance des sommes qui n’ont pas été acquises au prix d’un vrai travail, beaucoup d’acteurs font de la politique le ciel d’où provient de la “manne”.

De façon inattendue et providentielle, sur la scène politique haïtienne, de fortes possibilités de richesses sont au goût de plus d’un. Certes, les discours se prononcent en faveur du bas peuple, mais il convient de dire que, malheureusement, les plus démunis sont hors de ce jeu compliqué et maussade. Les politiciens, dans le désert, à bras le corps, en compagnie du peuple, s’accrochent aux principales revendications alors qu’en profondeur, chacun ramasse selon ses capacités et reçoit selon ses besoins. Au fait, c’est le gaspillage et le pillage.

La politique, en Haïti, refuse d’être le moyen le plus intense afin de transformer la société; elle se révèle plutôt un outil efficace pour transformer sa condition de vie par le biais d’une “manne”.

Kenley Jean-Baptiste Haïti
Jeune Conférencier
Roikenley@gmail.com

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