Le journaliste Jhon Wesley Delva alimente la discorde entre Moïse et Assad

par Marc Donald Orphée
Jean-Charles Moïse et Assad Volcy sont deux frères politiques issus de la même classe politique; ils sont tous deux des produits de la mouvance politique “Lavalas”. Ils ont occupé aussi des postes clés dans  l’appareil politique du pays  sous l’obédience des pouvoirs politiques lavalassiens. Chemin faisant,   voulant se réunir ensemble  autour d’une même cause,  ils ont créé la platforme politique connue sous le nom de “Pitit Dessalines”.
 Il est à remarquer que La platforme s’est agi au départ d’une structure politique visant la prise du pouvoir politique haïtien; mais,  bien avant sa formation,  Jean-Charles Moise et Assad Volcy gagnaient souvent les rues ensemble pour dénoncer le pouvoir Tèt kale,  qu’ils  qualifiaient  de rétrograde et d’anti-peuple.
Et pour tenter de  matérialiser le but de la platforme politique,  Jean-Charles Moïse était choisi ou imposait sa candidature comme candidat à la présidence. Assad Volcy et Jean Charles Moise,  comme deux poupées russes,  étaient toujours ensemble pour défendre “l’idéal dessalinien ” auquel , disaient-ils, ils adhèrent.  À cette époque,  Assad Volcy était le porte parole de Jean Charles Moise et Jean Charles Moise,  le défenseur d’Assad Volcy.
Cependant,  chemin faisant,  une brouille allait mettre dos à dos les deux principaux antagonistes de la platforme Pitit Dessalines. Tout a commencé quand Assad a voulu se présenter comme candidat au sénat de l’Ouest sous la bannière de la platforme.   Selon les mots d’Assad Volcy dans un  récent texte qu’il a écrit sur le dossier,  il n’a pas été  choisi parce qu’on voulait favoriser Muraille Jean Myrto pour pouvoir obtenir l’appui populaire de Rony Collin, le PDG de la radio où travaille Muraille Jean  Myrtho. Dos à dos,  Jean Charles Moise et Assad Volcy faisaient campagne sans trop se dénoncer .
 Cependant,  après avoir essuyé tous deux une défaite électorale, ils se livrent à un jeu de zizanie qui affaibli l’un et l’autre.
À couteaux tirés, l’un dévoile  l’incohérence de l’autre. Selon Assad Volcy,  Jean Charles Moise est un leader incohérent.  Parce que,  disait-il, J.C Moïse , comme un  leader se réclamant De gauche,  recevait de l’argent de Hervé Lerouge et d’une certaine frange de la classe économique. Selon Assad Volcy,  le programme de la platforme a été écrit par Gracien Jean.  Gracien Jean est surtout connu pour avoir prononcé,  lors de la rencontre politique avec les différents secteurs de la vie nationale,  cette fameuse  phrase : Adelante!  “Gracien Jean a tout changé”. Il nous a fait passer du socialisme révolutionnaire au socialisme novateur ” indigne Assad Volcy.
Après une defaite électorale,  il faut surtout  faire le décompte des  erreurs , des imperfections  de la stratégie  qu’on a mise en branle en vue de prendre le pouvoir politique.  Au lieu de se concerter pour une éventuelle participation aux élections à venir ,  Jean Charles Moise et Assad Volcy mettent en péril la notoriété politique qu’ils ont acquise. Jean Charles Moise disait,  dans une émission à laquelle il participait,  que la platforme Pitit Dessalines n’avait passe fait choix d’ Assad Volcy pour être candidat au sénat de l’Ouest parce que ce dernier aurait été impliqué à  l’enlèvement d’un enfant quand il travaillait au palais national.
C’est quand même dur  de dénoncer après.  Ils auraient pu faire cela avant d’être candidats.  Cela discrediterait l’un et favoriserait l’autre.
Cependant,  dans cette dynamique d’amalgames et  de dénonciations intempestives, Jhon Wesley Delva, journaliste de la Radio Caraïbes intervient pour fouetter avec ses écrit Assad Volcy, qu’il qualifiait de “Sousou”, “ti grangou”… Est-ce là un comportement de Journaliste? Est-ce le journaliste qui écrit ou le militant politique ?  Est-il un aspirant intellectuel ?
Pierre Bourdieu a pensé qu’il n’y a pas de véritable démocratie sans un “Contre pouvoir critique “. Ce contre pouvoir critique est selon l’auteur, de l’apanage des intellectuels critiques, des médias et des  journalistes critiques. Selon cette approche,  on conçoit très mal l’intervention de Jhon Wesley Delva en tant qu’aspirant intellectuel  dans la brouille entre Jean Charles Moïse et Assad Volcy.  Parce que quand il blâme l’un et bonifie l’autre, en quoi fait-il un travail objectif?   Le blâme et l’éloge ne sont que des mobiles sentimentaux et non des mobiles critiques. Ce faisant,  Jhon Wesley Delva se prend pour un politicien.
Donc, en tant que politicien, Jhon Wesley Delva aurait dû remettre sa démission comme journaliste et s’investit dans l’arène politique.  Parce que sa présence comme journaliste et politicien à la fois pose un problème d’éthique au métier de journalisme qu’il fait.  Quand il donne des informations,  s’il est penché, comment peut-on savoir quand il donne la vérité et quand il ment ?
L’intervention de Jhon Wesley Delva dans le duel opposant Jean-Charles Moïse  et Assad Volcy ne fait qu’alimenter l’affaire et affaiblir les deux concernés.  Parce que s’il n’ y avait pas eu le texte du journaliste,  beaucoup de vérités ou de demies vérités pourraient ne pas être dévoilées. Quand le journaliste diminue Assad,  ce dernier ne fait que montrer toutes les incohérences que Jean Charles Moise charrie avec lui.  Et cela diminue leur notoriété politique et piétine le combat politique qu’ils ont mené ensemble. De plus,  dans un contexte politique où  il va falloir une vraie opposition dans le pays,  l’entre-déchirement  entre des éventuels opposants ne fait laisser comprendre les méandres de l’opposition politique en Haïti. Voilà pourquoi on estime quand Jhon Wesley Delva mésestime  Assad Volcy,  il mésestime aussi  Jean Charles Moïse .
James Marc Donald ORPHÉE
Étudiant en sciences politiques IERAH/ISERSS de l’UEH

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