Un jeune demande à Jovenel Moise de défier ses prédécesseurs!

Lettre Ouverte à son Excellence Monsieur Jovenel Moïse, 58ème chef d’État d’Haïti.
Monsieur le Président de la République,
Je veux d’abord vous prier de recevoir toutes mes félicitations d’avoir remporté l’une des plus belles  élections dans l’histoire de notre pays et de l’humanité toute entière. Vous avez travaillé dur pour en arriver là; vous êtes un vrai combattant, Bravo!
À l’heure où je vous écris d’une main impatiente, d’un esprit soucieux et exigeant, avec comme rêve que ça changera un jour, permettez-moi de vous donner ce message, cela ne prendra trop de temps.
Pendant plus de vingt-deux mois, vous encaissiez beaucoup de coups, de tractations et de matraquage politiques, mais avec bravoure, fermeté et conviction,  vous avez résisté. C’est à féliciter!
Mais si vous avez atteint la plus haute des fonctions, c’est grâce à une belle majorité qui ont votés pour vous. J’espère que ce ne sera pas pour votre unique ambition ou de votre clan, mais plutôt pour essayer par tous les moyens existants  créer afin de rendre à tous vos concitoyens une vie meilleure.
Vous savez mieux que moi le plus dur est à venir, Monsieur Moïse; vous avez fait beaucoup  de promesses, il faut penser à les tenir. Ne pas décevoir les Haïtiens devrait être votre priorité.
Malgré tout ce qu’on dit de notre chère Haïti, on l’aime encore et pour toujours. Si nous sommes si exigeants envers nos dirigeants,  c’est parce qu’on aime notre pays. Si vous voulez notre confiance, on ne se doit pas d’être indulgents.
Monsieur Moïse, avec beaucoup d’impatience, on attend la formation de votre administration qui, sans doute, saura se pencher sur le cas de l’agriculture qui était votre arme de guerre  pendant la bataille électorale. Voilà que tout est fini, ce n’est plus un discours de campagne, mais un axe prioritaire de gouvernance, n’oubliez pas!
Si vous voulez que toutes les forces vives, pro-changements, les vrais démocrates et patriotes vous suivent, il va falloir pencher sur le cas des gens les plus exploités, des gens dont les mots ne valent plus rien quand des élites corrompus ont leurs mots à dire. Oui Monsieur le Président, il va falloir pencher sur le cas des gens qui ne parlent jamais et qui constituent l’écrasante majorité silencieuse.  Il va falloir écouter leurs silences, car le fait de ne pas parler, c’est un message qu’ils envoient, et c’est mieux comme ça, car très bien par leurs silence, ils expriment leurs préoccupations et légitimes inquiétudes.
Je crois voir dans notre devise monétaire :”Fraternité”, un mot si simple mais très compliqué dans la pratique pratiquée de la réalité, j’espère que pendant votre quinquennat ce mot fera notre fierté, il protégera une Haïti divisée par les intérêts divers parfois mesquins. Je veux que vous fassiez de nos petites differences une richesse à sauvegarder. Enfin avec vous, nous aurions une Haïti beaucoup plus conviviale!
Il paraît aussi, le mot “Égalité”, c’est peut-être avec ce mot court de quatre syllabes que vous gagneriez notre respect et notre loyauté, si vous vous oeuvrez à le rendre atterrissable.
Enfin le mot “Liberté” existe dans notre devise et est sur toutes les lèvres.
Travaillez pour que nous retrouverions enfin notre liberté, à savoir notre indépendance politique et économique, aussi notre indépendance mentale! Travailez dur pour que notre Haïti puisse devenir prospère, opulente et souveraine.
N’imitez pas vos prédécesseurs, ceux qui ont tout fait pour que ça ne change jamais. Mais plutôt soyez vous-même, soyez la même personne que vous étiez hier, le progressiste, le vrai agent de développement, le bon père de famille.
Ayez la Culture de l’humain en lieu et place de celle du chiffre; travaillez pour remédier la situation de notre jeunesse et notre société en pleine expansion de crise de moralité; oeuvrez assez dur pour que demain Haïti soit une fierté tant matérielle qu’immaterielle. Faites qu’Haïti soit un pays où les valeurs morales et sociétales sont de mise à la une!
Si vous recevez ce message, c’est à vous de faire, Haïti vous regarde. Bien-sûr, je ne peux que vous souhaiter bonne chance, car je veux, il veut, nous voulons croire un peu que ça peut changer!
Recevez mes salutations patriotiques, son excellence Monsieur Jovenel Moïse, 58ème Chef d’État d’Haïti.
Louissaint Carlos
Étudiant en Droit
Jeune engagé.

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