Quand la frustration atteint son paroxysme! par Max-Endy TORCHON

Il aurait été mieux que je reste l’enfant insouciant que j’étais autrefois, parce qu’avant je n’avais pas conscience de toute cette merde qui se trouve dans ce pays.  Ne me demande pas de surveiller mon langage! Je n’en ai pas l’envie ! Car ce soi-disant pays n’a jamais pu alléger mes souffrances !
Ça fait déjà longtemps depuis que j’ai bouclé mes études classiques et, Jusqu’à présent, je vis chez mes parents qui malgré leur situation précaire ont été assez insouciants pour mettre au monde six enfants.
En effet, ça fait deux jours depuis que je n’ai rien mangé. J’ai l’impression que la 3ème guerre mondiale se fait dans mon estomac. Ce matin pour me laver, c’est un voisin qui m’a charité un peu d’eau.
Je ne travaille pas. D’ailleurs je n’ai aucun métier en main. Quand j’ai bouclé mes études je ne pouvais pas me payer une école professionnelle voire une université privée. Je ne pouvais pas non plus accéder à l’Université d’Etat car je n’ai pas eu de parrain. Aujourd’hui j’ai 30 ans,  je devais en ce moment avoir mon propre foyer, une stabilité économique, une vie meilleure. Mais au lieu de ça, chaque jour j’assiste à ma descente aux enfers de la misère, du chômage, de l’indignité, de la honte.
  Le pays ne m’offre pas grand’chose.  Aucune politique réelle pouvant améliorer la vie de la populace ne semble avoir été élaborée. Au lieu d’un pays, on dirait que c’est un laboratoire où l’on expérimente des crises. Ça fait déjà plus d’un an depuis que j’assiste à une dépréciation accélérée de la gourde et une montée en flèche du coût de la vie.
Malgré la présence de soi-disant maires, nos rues se transforment en de grandes poubelles puantes. On n’a toujours pas accès à des soins de santé efficaces et à une éducation de qualité.  La corruption ravage nos soi-disant institutions républicaines et La communauté internationale fait de notre souveraineté leur marchepied.
On a fait de la patrie une pute insouciante. Désormais, elle se fait baiser gratuitement par des étrangers. Toutefois, je ne condamne pas sa nature de pute mais plutôt son irresponsabilité, parce qu’elle est une mère, elle a des fils et des filles, elle pouvait quand-même faire son métier de pute pour assurer le futur de ses enfants !
    J’en ai ras le bol de ce foutu pays ! Je n’espère plus à son possible aller mieux, car je suis convaincu que la situation ne va pas changer. Au contraire, elle va empirer.  Je n’en peux plus ! Il faut que je me sauve ! Je dois quitter ce pays à tout prix ! Et pour cela trois possibilités sont à envisager : je peux essayer de trouver un visa pour une terre étrangère (bien que je n’ai pas moyens), je peux essayer de quitter le pays clandestinement (là je risque la prison) ou m’offrir un ticket pour le “pays sans chapeau” (ce qui est le plus envisageable).
Max-endy TORCHON
Étudiant à la faculté des sciences humaines de l’UEH
Zone contenant les pièces jointes

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