Jack Guy Lafontant désigné comme premier ministre, un moyen ou une fin?

Jack Guy Lafontant désigné comme premier ministre, un moyen ou une fin?

Danser le carnaval sans s’assurer même de la mise en route du processus d’établissement d’un gouvernement retiendrait les pas de danse du peuple.

Jusqu’à une quinzaine de jour après l’investiture du président Jovenel MOÏSE, les feux de doute et d’impatience pétillaient en raison de la timidité qui se faisait sentir quant à la désignation d’un premier ministre, en vue de l’implémentation du programme du président.

Cependant, les consultations ne s’arretaient pas de la part du président de la république auprès de ceux de la chambre des députés et du sénat respectivement, Cholzer Chany et Youri Latortue tel qu’il est prévu dans la constitution en son article 137.

En l’occurrence, les parlementaires ont défini le profil que doit comporter celle/celui qui sera destiné(e) à être le premier ministre.
Cette mise en garde ne saurait refléter aucunement de vanité lorsqu’on sait que pour être admis au BPM (bureau du premier ministre), il faut passer par ce carrefour obligé qu’est la ratification de la politique générale par le parlement. En principe.

Toutefois, au risque de tout, le nom de Jack Guy Lafontant n’a pas cessé de faire la une tant dans les médias que dans les discussions immédiates, comme celui retenu pour aller affronter les vœux et les rigueurs “intéressées” des parlementaires en vue de la ratification de sa politique générale.
Quel serait l’intérêt de ce choix, jugé si malvenu?

Ce choix du président, aurait traduit le désir de déminer la voie des incertitudes qui tombent sur sa capacité à désigner un premier ministre, et à calmer les tensions.

On pourrait jeter un coup d’oeil sur le profil qu’a donné les parlementaires au président de la république et on serait à même de comprendre le jeu que le chef de l’État est entrain de jouer.
Alors que le profil que propose les parlementaires veut que la personne susceptible de bénéficier de la bénédiction du parlement soit un rassembleur; quelqu’un qui puisse dialoguer avec les deux chambres; il doit pouvoir dialoguer avec le secteur privé, la personne sur qui les président jette son dévolu n’est qu’un inconnu politique.

Son anonymat polititique ne fait pas de lui pour autant quelqu’un qui n’est pas capable de rassembler et de dialoguer. Loin de là. Mais est-ce qu’il aura le temps de faire valoir cette aptitude pendant quelques heures?
En tout cas, ce qu’on est entrain de dire là, le président le sait mieux que nous.

Alors, ce qui aurait dû nous intéresser, c’est l’intérêt que cache cette scène si bien montée avec ses décors roses.
À la place du président, personne ne laisserait le peuple aller danser le carnaval sans ne pas lui feindre sur ses souhaits.

Volvic COLOT,
Étudiant en droit UEH/FDSE, fils du Nord-Ouest

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *