Haïti est enrhumée! Par Kenley Jean-Baptiste

Seule, Haïti demeure en chemin dans une atmosphère à multiples facettes où les étoiles avalent leur présence; le soleil perd ses rayons lumineux à toute blingue et des bourrasques dotées d’impartialité font vivre au jour la journée ce terroir duquel on est issu. Trop d’hommes poussiéreux! Ces derniers intensifient la gravité de son sort journellement; ils ne tiennent pas compte de la suite des états par lesquels est passé le peuple.




Ce sont des Haïtiens sans haïtiannité qui réduisent à néant le tissage de la corde commune, l’unité idéelle et celle de la production. Disons du mal quand il est question de ces haïsseurs étant haïssables au plus haut point. Ils se disent des citoyens, mais ce sont des citoyens mitoyens. Ils exigent, ils veulent et ils souhaitent. Par ailleurs, ils annihilent, ils s’abstiennent, ils se privent de l’usage de tout, ils journoient, ils sont affectés d’une indisposition et tirent à la mitraillette sur l’intérêt collectif.

Ces Haïtiens sans haïtiannité se bourrent la gueule et vivent confortablement alors que les autres vivotent, subsistent avec inquiétude d’esprit, avec affliction, avec déplaisir. Ils ne cogitent point pour l’élan de ceux qui sont sur la paille, qui vivent aux crochets de tous et qui bourlinguent fréquemment entre chien et loup. À la vérité, ils sont à l’origine de l’angine, du mal de gorge de ce pays. Haïti est affectée du rhume.

Il n’y a pas d’Aspirine, pas d’Acétaminophène ou de Paracétamol; il n’y a pas de comprimés primés en vue d’atténuer son coryza. Ses yeux au beurre noir déversent avec célérité de l’eau salée, son nez devient le siège d’une sauce qui est faite depuis peu et sa bouche pleine de baves adipeuses.




La multiplicité de fils d’Haïti déprécie, traîne dans la boue, dénigre sa marque de dignité; elle adresse des propos enflammés à son endroit maintes fois. Le contour de ce coin de vie prend un bain de souillure, de flétrissure, de salissure sans trêve ni repos. À l`instant, Haïti fait à dessein le bruit de la toux, elle tousse; elle désire jeter les rejetons corrompus qui constituent son asthme. Haïti n’est pas loin du dépôt d’objets usagés et encombrants.

Il revient à sauver unanimement et concomitamment ce pays en l’épargnant de l’asphyxie, car il est grand temps.

Kenley Jean-Baptiste Haïti (Poète)
Roikenley@gmail.com
Réagissez : Haitireyel2017@gmail.com

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