RNDDH : Marie Yolène Gilles a démissionné, le jeune Orphée dit “Bravo!”

Port-au- Prince, le 7 avril 2017

Lettre ouverte à madame Marie Yolène Gilles, ex membre du réseau national de défense des droits humains( RNDDH)

Chère madame,
Je vous écris juste pour saluer votre démission du réseau national de défense des droits humains ( RNDDH). Votre démission, eu égard à sa portée symbolique, ne cesse d’attirer l’opinion publique nationale. Car, à travers elle, vous avez mis à nu l’hyprocrisie et l’incohérence que cachent certains membres du secteur des droits humains en Haïti. D’un geste titanesque, vous avez dénoncé les dérives administratives commises par votre ancien collaborateur, Pierre Espérance.




Chère madame,
Le forfait que vous avez dénoncé est le germe de l’incurie administrative de la classe dirigeante du pays. En le dénonçant, vous avez rendu un indescriptible service à la nation haïtienne dans sa quête de reconstruction et de régénération. Cependant, chère madame, malgré tout, je vous invite à mettre votre sens d’honnêteté et celui de votre combativité au service de ce même secteur (le secteur des droits humains) pour continuer à dénoncer les sorts du peuple haïtien, pour continuer de faire respecter la liberté d’expression et les libertés syndicales pour pouvoir édifier dans le réel la démocratie à laquelle les haïtiens aspirent.

Sur ce, vous devez vous sentir toujours concernée par les abus de l’État sur le corps civique haïtien. Le peuple vous sait gré de le défendre avec franchise et énergie virile. Ne restez surtout pas insensible aux exactions arbitraires des dirigeants de l’État sur les citoyens. Votre démission, à bien l’analyser, peut servir de matériaux dans la perspective de l’autre Haïti. Il faut dénoncer, certes. Mais ce n’est pas fini. Péremptoirement, il faut savoir tirer sa révérence.




Je signale votre démission avec toute ce qu’elle évoque à la conscience populaire qui saura distinguer le bon grain de l’ivraie, pour qu’elle vous accorde la place que vous méritez dans l’histoire du pays. Tout en croyant en votre sens d’engagament pour l’établissement de l’État de droit en Haïti, je vous prie, chère madame, de bien vouloir agréer mes déférents sentiments et dévoués.

James Marc Donald ORPHÉE

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