Indignée,  Widelyne G. interpelle les élites politiques haïtiennes! 

LES INTELLIGENTS-IMBECILISÉS QUI SE VEULENT DES INTELLECTUELS, DIRIGÉS PAR DES IMBECILES-AGENCÉS, QUI SE DISENT POLITICIENS.
Des intellectuels haïtiens aux politiciens, plus de ressemblances que de différences, au final ces derniers l’emportent toujours car, l’intelligence dans le contexte haïtien du terme ne s’apprend pas à l’école.
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Haïti est un pays, si je peux ainsi l’appeler, «d’actualités fraîches » quand un événement survient (qu’il soit fâcheux par exemple le cas d’un meurtre, d’un viol, ou bien agréable le fait qu’un Haïtien soit élu à l’Académie Francaise, ou qu’il ait un titre quelconque) on s’en étonne, on est tous motivés, ou alors révoltés et on se sent prêt pour tout changer, on en parle sur les réseaux sociaux, dans toutes les presses, dans tous les recoins, pour au lendemain oublier que le fait soit advenu. Jusqu’à ce qu’un autre fait de la même envergure ou différemment se reproduise et redonne cours au même cirque ci-dessus présenté.
On dirait que c’est de cela qu’on s’alimente, chacun trouve son mot à dire c’est ce qui contribue à faire de nous un peuple émotif, il nous faut toujours un martyr à soutenir et un bourreau à dézinguer. L’haïtien agit et décide en fonction des circonstances actuelles sans prendre le temps de comprendre d’examiner  et se soucier des conséquences à venir ou qui peuvent en découler. C’est bien le cas avec notre constitution qui a été ratifiée presque à l’unanimité par le peuple haïtien avec le référendum du 29 mars 1987 malgré certaines anomalies soulevées, ce qui était fait selon son contexte historique en réponse au régime de dictature des Duvalier et qui, aujourd’hui, est la principale source de nos maux.
 L’intellectuel d’aujourd’hui, considéré comme étant le groupe social de référence, pour dire l’élite du pays, tend à perdre sa vocation. Tout se mélange dans notre société et se confond, les places s’entre-changent. De nos jours, il est difficile de différencier un universitaire, un étudiant du vulgum pecus. Les valeurs s’effritent, ils s’adonnent tous aux mêmes absurdités, fort de constater qu’aujourd’hui les réseaux sociaux servent aux intellectuels un lieu où ils peuvent exposer et salir l’image du pays, à critiquer par ci par là les moindres faux pas de ceux qui nous dirigent sans se rendre compte qu’ils ne font que se plaindre pendant que la nation s’affaiblit graduellement jusqu’à l’anéantissement total.
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C’est le même cas de figure dans Sentaniz;  le mari était là à se plaindre journellement «le pays  le pays!!! Tout va mal, a crié à l’injustice » Sans se rendre compte que la véritable cruauté était chez lui sous ses yeux. À l’instar de ces politiciens, l’intellectuel se résume en un beau parleur (Sim te, m ta, se nou ki gen konpetans, politisyen pap regle anyen avèk peyi a, se nou ki ka chanje sa), de beaux discours sur la gestion de la cité, des théories, de belles phrases, de beaux mots, des comparaisons avec d’autres pays (comme s’il était question de compétition). Ils ont l’air de tout savoir, sans vraiment créer des conditions pour le prouver et se mettre en état, une fois qu’ils réussissent ils font tout pour se différencier et changer de classe, toutes leurs initiatives ne sont qu’exclusivement qu’à but et fin lucratifs avec bien sûr un public de choix, alors qu’ils font la promotion pour l’équité, l’égalité des chances, ils ne font pas de cadeaux. Ils s’écartent le plus possible de la masse cependant continuent à penser pays la plupart font appel au patriotisme à l’oublie de soi, quelle hypocrisie!!!
Cela ne sert  rien de dire les imbéciles qui nous dirigent si nous autres en tant que groupes sociaux de référence on se laisse faire, on a l’air de tout simplement se plaindre, alors il est mieux de dire les imbéciles qui se laissent dirigés. Même au niveau de nos campagnes, la majorité des jeunes  moins de 17 ans sont déjà de jeunes parents et les autres (dus à des problèmes d’infrastructures sociales, hôpitaux, routes, écoles, sécurité sociale, indispensables à la survie de la population.) migrent vers les  villes tout en laissant les postes d’ASEC et de CASEC  à des gens qui souvent ne savent même pas lire. C’est aussi une situation voulue, car on est tout simplement resté les bras croisés à hypothéquer notre avenir, Ces politiciens que vous critiquez sont delà plus intelligents du seul fait pendant que vous restez sur les réseaux à vous plaindre du système de l’éducation et de tout, eux ils vous dirigent, pensent et décident pour vous, à votre place et surtout contre vous.
En tant qu’intellectuels, c’est à vous de créer la conscience de citoyenne. Les rares fois que vous allez dans les campagnes (milieu de grands électeurs haïtiens) c’est pour vous faire servir. Les politiciens, eux-mêmes, y vont pour servir tout en profitant de la naïveté de nos grands parents, nos frères et sœurs qui ne sont pas imbus de la situation chaotique dans laquelle on s’enfonce. Le plus paradoxal, nombre d’entre vous sont prêts à monnayer votre dignité, votre conscience au bénéfice d’intérêts sordides, d’un job venant de ces mêmes dirigeants que vous critiquez, où si non donnerait tout pour un poste dans des organisations internationales ou mieux encore un visa pour aller vivre ailleurs. On ne s’étonnera  pas non plus de voir un intellectuel au pouvoir reproduire les mêmes absurdités, excréments et même pire car, dans la logique, il n’est question ni de pays ni de changement mais plutôt de se sortir du paupérisme et le dénouement au détriment des autres et de la nation. Le but est de se faire élire, une soif de pouvoir afin de se sortir, sa famille et ses amis les plus proches de cette mouise.
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Et puis quel chien commencera un os, le partage ou le laisse volontiers à un autre? Dans ce cas, à qui se fier? Nombreux sont ceux qui partent vers les USA, le Chili, le Brésil, les Antilles etc. L’idée n’est pas de critiquer du seul fait qu’il s’agit d’une question de choix et de survie car, il est dit si l’on ne peut pas vivre sous un ciel, qu’il faut partir vers d’autres soleils puisque vivre n’a pas de patrie. Il faut dire que même au temps de la colonie il y avait des esclaves qui  sont partis dans les montagnes, l’idée ce n’est pas de les voir et les considérer (ces intellectuels qui migrent) comme des lâches, étant donné que les esclaves qui ont fui à l’époque étaient pour beaucoup dans la révolte qui a aboutit à l’indépendance. C’est pour rappeler à ces intellectuels qu’eux aussi ont un rôle prépondérant à jouer dans le progrès et le développement durable de notre patrie (notre Haïti chérie, chez nous).
En tant qu’élites, il vous revient de créer la conscience citoyenne, il nous faut d’abord commencer par apporter de l’ordre dans notre famille, le voisinage, le quartier et il n’est pas question d’attendre que quelqu’un d’autre le fasse.
Le changement, ça commence à la base, vous  avez  une mission d’éclaireur, vous devez être porteurs de changement, c’est-à-dire vous différenciez des autres couches de la société afin de pouvoir  les drainer, les mettre sur les rails, Aller dans les campagnes et sensibiliser les jeunes, faire des sensibilisations d’alphabétisation, d’éducation sexuelle, en éduquant les jeunes nos grands parents, nos familles qui n’ont pas conscience de la réalité et la misère politique dans laquelle le pays se trouve. Vous devez vous tenir plus proche de la population vous êtes leurs voix, leurs yeux, leurs oreilles vous devez le leur faire sentir. Vous avez pour mission d’œuvrer dans des organisations locales, de faire du volontariat, de rendre service à votre communauté, participer dans l’administration et la gestion des collectivités, avoir des partis politiques et être des consultants pour les autres partis en produisant des réflexions critiques et scientifiques qui doivent être utilisées dans la pratique afin de prendre la relève tout en renversant les données, vous ne devez plus tendre la main,  vous n’avez  pas à mendier ce qui vous est du, vous devez le réclamer et s’il le faut vous en accaparer de plein droit ce n’est que comme ça que l’intellectuel pourra se différencier du politicien.
Tout comme eux, vous avez la responsabilité du pays et vous plus encore puisque l’avenir du pays repose sur vous, vos capacités intellectuelles car,  c’est vous autres qui en subirez les retombées. Il ne s’agit pas de voir en nos dirigeants des ennemis à abattre, si je peux utiliser des termes médicaux et environnementaux, mais de préférence,  une hémorragie interne qu’il faut à tout prix stopper pour notre survie ou encore un élément polluant qu’il faut prendre en compte  pour éviter la pollution de l’air afin de garantir la survie de notre espèce. L’intellectuel est une espèce rare qui est entrain de disparaître, arrêtez de vous plaindre, agissez car  notre jeunesse se perd dans toutes sortes de débauches et de déviances, la société se défaille l’immoralité, la corruption font rage, alors soyons pour eux des archétypes et des guides tout en arrêtant de donner de la publicité gratuite aux persiflages, ironies, médiocrités qu’on expose sur les réseaux sociaux.
Ceci constitue une image dégradante pour le pays, faisons plutôt la promotion de notre culture, en organisant des activités instructives, en prônant des valeurs et s’impliquer. Il est temps de prendre la relève. C’est surement dû à l’état de notre pays que nous sommes traités comme des éléments gênant, des envahisseurs quand nous nous rendons dans un pays étranger quoiqu’il arrive souvent que l’on y brille. Vu qu’un autre étranger qui laisse son pays pour un autre n’est en rien considérer comme tel. Apprenons à valoriser notre culture, nos valeurs et notre langue. Parler le créole ne se résume pas à dire des sottises, certains osent même dire que le créole n’est pas une langue, hier encore je questionnais ma petite sœur de 11 ans, lui demandant: le professeur ne s’exprime t-il pas en créole avec toi à l’école? Elle a répondu que oui mais, «lè lap joure nou».  Voyez-vous à quel niveau nous sommes réduits en tant que peuple.
Si Déjà,  l’occident nous dicte la manière de nous vêtir mais veut également nous apprendre la langue qu’on doit parler. Il est d’une urgence de faire la promotion de notre langue, les valeurs nationales, il n’y a qu’avec cette démarche que le pays pourra respirer un air de développement et vraiment dire à l’occident que la porte de l’esclavage est fermée. On a souvent tendance à dire qu’il faut changer la «mentalité haïtienne» est-il vraiment question «de mentalité haïtienne» si 3 haïtiens sur 10 voient dans les étrangers des dieux et les élèvent au détriment de leurs frères haïtiens, en se considérant eux-mêmes inférieurs (un américain qui marche nue en Haïti pour certain c’est exceptionnel et admirable par ailleurs un Haïtien qui le fait c’est un fou furieux et un être à crucifier). Si «la mentalité haïtienne» c’est le fait de détruire l’autre pour régner, piller et s’enrichir, je vois là une caractéristique propre à l’humain mais conditionnée par le degré de pauvreté.
Il nous faut nous débarrasser de ces tendances négatives, cette question de mentalité «depi nan ginen nèg ap trayi nèg », Il nous faut plutôt créer des conditions de vie, cultiver le sentiment de patriotisme, d’entraide, de solidarité. S’il il y a quelque chose de bien que nos colonisateurs nous ont laissés avec la religion c’est  le concept de «l’espoir», ce qui implique que tous les matins on ne se retrouve pas avec des dizaines d’haïtiens qui se suicident, vu que plus que nulle part ailleurs, l’haïtien vit dans une condition deshumanisante. En Haïti, on ne vit pas, on survit (puisque avoir un minimum est déjà synonyme de richesse). Ce qu’il nous faut c’est que ce mot espoir soit accompagné d’efforts de volonté et de progrès.
De nos jours, Il y a une tendance qui fait la une «le rabòday» nombreux sont ceux qui émettent leurs opinons, ce n’est pas seulement de voir les mauvais côtés des choses. Si d’autres types de musiques nous présentent l’idéal (que la vie est belle, il y a les clubs, on danse sur les bateaux, de belles femmes, des voitures, une vie de luxe etc.). Par contre, certains titres du  «rabòday» nous fait prendre conscience de notre état et la triste réalité dans laquelle notre société évolue, avec des titres comme madan papa, ti mamoun etc. Haïti pays du possible de laxisme et de désespoir! C’est à nous autres de donner le ton. Rester à critiquer à vous plaindre ne fait paraître que vos inefficacités intellectuelles, votre impuissance à agir.
Il est dit que « c’est la fièvre de la jeunesse qui maintient la température du monde à la normale quand la jeunesse a froid le monde craque des dents ». Jeunes haïtiens donner de votre fièvre à la société haïtienne, soyez le changement que vous voulez, prenons la relève il est temps de donner le ton et prendre ce qui nous revient de droit. On dit souvent, «jenn yo se avni peyi a» on ne peut plus être de simples spectateurs unissons nous, agissons en faisceaux il est grand temps de prendre les choses en main. Il n’est pas nécessaire de vous rappeler qu’à l’époque coloniale les nègres n’avaient aucune chance face à la grande armée de l’époque pourtant ils n’ont pas baissé les bras, ils ont agit alors que nous autres aujourd’hui encore nous avons en notre possession la meilleure arme qui soit.
L’art de la dialectique doit prendre une autre ampleur. Nombreux sont ceux qui ont écrit et écrivent encore des théories sur la cause, il nous faut maintenant et plus que jamais passer à l’acte car il y a péril en la demeure il faut envisager et élaborer des tactiques, pour bien dire l’art des stratégies afin d’agir et mener à bien cette bataille pour qu’enfin l’intellectuel haïtien puisse s’émanciper. S’il vous faut aussi une cérémonie du bois caïman, considéré ce message comme étant une invitation. Il est temps d’agir, agissons!!!
GARRAUD Widelyne, Juriste et Politologue en formation
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