Le groupe des 15 étudiants machiaveliques et l’idée de la réforme de l’UEH

Je suis venu à Port-au- Prince afin de faire mes études universitaires. Si je n’étais pas admis à l’Université d’Etat d’Haïti, je ne frequenterais pas l’Université. Je suis admis en mettant en evidence ma prouesse académique. Mon admission et le fait d’être Haïtien me confèrent des droits de me prononcer sur le dénuement auquel est en butte l’UEH.




Par rapport à ce dénuement, je me prononce trop. J’ai toujours cru qu’il faut un dialogue intensif pour pallier ce dénuement, car les vrais problèmes auxquels l’UEH est en proie ne peuvent pas être posés sous le crépitement de pierres et de grenades. Il faut, à mon sens, privilégier l’arme de la dialectique, en posant véritablement les problèmes.

Mais, à chaque fois qu’il s’agit de les poser, il y a un groupe ( le fameux groupe des 15) qui s’estime hégémoniquement être le véritable concerné de la question de la réforme. Et pour faire valoir sa position, recourt aux violences les plus abjectes. Je l’ai déjà dit que dans la reforme à laquelle on aspire, il faut exclure de l’UEH cette mentalité, laquelle ne vise qu’à réduire à néant l’université d’État d’Haïti et la banalisation du concept Étudiant en Haïti.

Par ailleurs, la réforme est fondamentale. C’est la manière dont on la pose qui fait problème. Elle est fondamentale dans une occurence où elle compte à assurer la conformité de l’UEH au standard de certaines grandes universités mondiales pour une meilleure condition de viabilité, en renforçant la qualité de l’enseignement et l’efficacité du système ; à répondre aux exigences des étudiants dans le cadre d’un climat d’études favorables; à mettre fin aux crises multiformes qui caractérisent l’enseignement supérieur nourrissant des revendications interminables; à élargir le système d’allocation des bourses…

Une telle ambition est louable et mérite d’être soutenue, car notre pays a besoin d’un système efficace, rentable, avec une gestion saine et transparente qui garantit un enseignement de qualité adapté aux nouvelles réalités du monde où la réussite pédagogique et professionnelle de l’étudiant doit être au centre des actions.




L’avenir du pays en dépend globalement, car il a besoin d’une jeunesse suffisamment formée et fortement armée à faire face aux défis multiples qui interpellent le le pays . Nous sommes dans un monde des sciences où le savoir reste la seule clé du succès qui ouvre la porte de l’avenir. Le savoir purgé de toute insouciance, de toute indolence; le savoir utile à tout temps.

Face à un avenir qui inquiète dans un contexte de rareté des ressources, d’augmentation rapide de la population, de conflit tous azimuts, de grande précarité économique, de vive déchéance sociale, de fuite des valeurs, il faut investir pour l’avenir, c’est-à-dire investir en l’Université pour favoriser la réussite de l’universitaire haïtien.

James Marc Donald ORPHÉE

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