18 Mai : Nikson Athis, un Coordonnateur qui PROPOSE!

La ligue organisée contre l’injustice en Haiti (LOIH/FDSE) souhaite à tous les universitaires, une bonne fête. En cette circonstance si cruciale dans la vie de chaque Haïtien et particulièrement dans celle des étudiants, il faut réfléchir sur l’avenir du pays, d’ailleurs qui est l’une des missions de l’Université.




La situation du pays est chaotique, morose et inquiétante; lorsqu’on sait que le revenu per capita d’un Haïtien est de loin comparable à un Dominicain notre voisin insulaire. L’inflation est la mère des vices économiques, le pouvoir d’achat de la majorité laisse à désirer, l’injustice est criante dans toutes les sphères sociales, l’inégalité sociale, la problématique de l’Environnement et la réforme de l’Université sont de vrais défis.

Les jeunes cherchent un mieux être ailleurs, la paysannerie est délaissée, la capitale est devenue le réceptacle du pays soit environs quatre millions d’habitants dans une capitale exsangue. Le tableau qui est peint devant nous, demande qu’on ne reste pas indifférent, car étant les agents qui ont la responsabilité de défendre les intérêts communautaires, il sera d’une immoralité estudiantine de ne pas faire une radiographie de la situation socioéconomique et politique d’Haïti.

Les politiques sont loin ceux qui rêvent de voir une Haiti meilleure, ils sont entichés de l’argent et sont des aimants de la lucre et de luxure. Que peut on espérer? Pourquoi est on arrivé à ce stade grabataire? Quel est notre avenir en tant qu’universitaire dans un pays où l’intelligent est vu comme un criminel sachant que paradoxalement le développement est l’oeuvre de l’Université?




Aujourd’hui, le 18 mai 2017 doit être un moment de réflexion, de méditation, d’engagement et de synergie de l’ensemble des Universités pour poser le problème du pays. Ce doit être un moment incontournable pour questionner les institutions républicaines pour voir si elles ont répondu à leurs missions démocratiques.

C’est aussi un moment plus que jamais où il faut penser à la politisation déloyale de l’Université. Enfin, c’est le moment le plus nécessaire qu’il faut penser à la mise sur pied d’un conseil de l’Université qui puisse réguler le fonctionnement de ces dernières, car elles sont légions qui fonctionnent dans l’illégalité et le désaveu…

En guise de conclusion, LOIH croit qu’il faut repenser la citoyenneté haïtienne pour paraphraser Lyonel Trouillot, revaloriser la famille haïtienne, le premier des agents de socialisation qui détermine l’avenir de l’homme. LOIH suggère que l’Etat réponde à ses fonctions sociales pour pallier un ensemble de problèmes sociaux.




LOIH croit qu’Haiti ait une chance de sortir de ses gouffres, mais en sachant que la responsabilité de tout un chacun sera inexorable. Il faut aussi un leadership éclairé au plus haut niveau de l’Etat qui voit le bien collectif avant celui individualiste ainsi on peut espérer d’un demain meilleur. Vive Haïti! Vive l’Université!

Nikson Athis, Coordonateur
Réagissez : Haitireyel2017@gmail.com

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