Marc Donald Orphée : Mon opinion sur le dossier de l’Ethnologie

Des amis m’écrivent , de manière incessante, pour me demander de me prononcer sur le dossier de l’Ethnologie. En réalité, je pouvais donner mon opinion ; mais je voulais me démarquer du sensationnalisme avec lequel on traite le dossier. Certains écrivent sans rien savoir , d’autres écrivent avec une émotion rageuse.




De tout cela, je voulais donner une opinion éduquée. Je suis donc allé sur le terrain écouter des étudiants qui étaient sur place quand l’incident a lieu. Je les ai tous écouté avec sens de pénétration , et j’arrive à comprendre que l’explication du dossier jusqu’ici se coule dans le bronze de l’émotion . La chose est que l’incident a créé deux camps : Le camp du doyen et celui de l’étudiant. Des deux côtés, on dramatise.

Lorsqu’on dramatise, on ne peut que choquer. On me dit que le doyen n’a pas fait exprès, on me dit le contraire : Le doyen a vu l’étudiant. En plus de traiter le dossier avec émotion pour cacher certaines vérités, l’incident a été récupéré pour régler des causes politiciennes. Je ne crois pas que le doyen soit criminel pour vouloir la mort d’un étudiant, je ne crois pas non plus que l’étudiant soit si naïf pour se coucher par devant une voiture, laquelle peut se déplacer, dans certains cas , toute seule.




Pour faire empirer le dossier, certaines vérités sont cachées. Mais ce qui est une vérité supérieure est que l’étudiant a été frappé. Dans ce cas, le débat doit se faire sur son sort.

Je condamne vivement ce qui s’est passé. Peut être qu’une seconde de réflexion avant d’agir éviterait tout cela . J’invite, si c’est pas déjà fait, les dirigeants de l’UEH à prendre le dossier en main dans l’optique de fournir les moyens que le cas de l’étudiant exige.

Je convie aussi les différents protagonistes qui ont émergé suite à l’incident à investir l’arène du dialogue pour éviter que cela ne termine sur une crise interminable au sein de l’Ethnologie. La pensée ne doit pas mourir et l’UEH devra briller comme la possibilité d’une aurore en Haïti pour jouer, entre autres, son rôle d’orientation sociale.

James Marc Donald ORPHÉE

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