Une dizaine de Morts : quelle issue possible pour les paisibles habitants de “Granravin”?

(haitireyel.com).- Sur les ondes de tous les médias de la capitale, on solidarise à la famille des deux policiers ayant été victimes lors de l’intervention de la PNH à grande ravine le lundi 13 Novembre 2017. Je juge, à cet effet, qu’il soit toujours bon de déplorer amèrement ces actes meurtriers. Mais, je réalise et constate qu’ils sont peu ceux qui dénoncent la mort de plus qu’une dizaine de personnes au cours de cette opération et sympathisent avec leurs familles. Ne sont-ils pas, eux-mêmes, des humains ?




Bref ! Allons-nous plus loin de la question. La police nationale a fait ce grand déploiement, cependant il n` y a pas aucun bilan justifiant la fin des différents moyens accablants utilisés par les agents de la police contre cette population. Premièrement, il n` y a pas aucun bandit notoire arrêté ou tué par eux. Deuxièmement, ils n’ont pas saisi des armes à feu et enfin ils n’arrivent même pas à emporter les munitions de ces malfrats. Par ce bilan, la population de cette zone qu’est dépourvue des moyens pour résister face aux pressions de la police comme faisaient les bandits, doit se mettre à réfléchir afin d’en trouver une issue.

A cet état de fait, cette catégorie qui se sent inoffensive par cette situation, possède trois grandes alternatives : la première consiste à se débarrasser de la zone, peu importe son moyen économique, en laissant ferrailler les bandits en attendant que la police soit à la hauteur de la situation. D’ailleurs, par ce bilan dressé par l’institution policière, elle laisse paraitre son impuissance vis-à-vis de ces derniers par cette récente intervention.

La deuxième pourrait-être un passage de citoyen paisible au citoyen voyou pour éviter d`être victime innocemment par la police ou des bandits lors des affrontements. Puisqu`avant-hier, il n’ y avait pas aucun bandit ainsi connu qu’ait été victime ou tué. Les victimes n’étaient que des gens fonctionnant sous le couvert de l’anonymat dans la zone. Comme preuve, les hors-la-loi ont été, par la suite, des intervenants dans plusieurs médias de la capitale par téléphone.




La dernière alternative de cette catégorie, reste, enfin, dans le seul fait d’avoir un statut policier. Ainsi, on aura le premier ministre, le président et les grands dignitaires de l’État à déplorer votre mort, à saluer votre départ et à sympathiser avec votre famille en vue de prouver leur existence dans votre inexistence. Ainsi va notre république.

Carlens NAPOLEON.
Le Philanthrope.
napoleoncarlens@yahoo.fr
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James-Kenley Jean-baptiste

Vu par James-Kenley Jean-baptiste à 14:34

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